Puzzle

Classé dans : Non classé — Patatoes @ 4:48

Cet hiver fut rude. Non par sa température. Par la façon dont je l’ai vécu. Il m’a brisé. En milles morceaux. Mais la lumière a belle et bien toujours été présente.

Alors il est grand temp de rassembler le puzzle. Parceque j’en ai besoin. Mais celà va prendre du temp avant qu’il ne soit tout assemblé. Peut être se brisera-t-il en chemin également …

Commençons par trier les pièces …

Merci papi

Classé dans : Non classé — Patatoes @ 0:46

 

Ce jour là, je lui demandais de m’écrire une une de ses leçons de vie afin que je ne l’oublie :

(Réflexion que faisaient des jeunes gens en voyant un bon vieux qui plantait encore des arbres) 

 ”Passe encore de bâtir, mais, planter à votre âge… disaient trois jouvenceaux, enfants du moyen âge”.

Mon grand père continue à planter des arbres dans son jardin … Même si il sait que ce n’est pas lui qui en profitera …

Poisson rouge

Classé dans : Non classé — Patatoes @ 21:49

      

     

Les eaux ne sont pas toujours limpides. Quand bien même elles le resteraient, elles déforment notre vision des choses. Une légère brise, et la surface plane par laquelle nous pensions tout apercevoir se couvre de remous et nous empêche d’y voir quoi que ce soit.

Il y a bien souvent des eaux stagnantes. Des eaux marécageuses, dans lesquelles on a vite fait de s’embourber. Et lorsque l’on cherche à en sortir; c’est trouble, flou, opaque. On panique, peur de venir à manquer d’air, on se débat, tentant de remonter à la surface.

Ici, les eaux avaient stagnées. Remplis par les averses, ou chaque goûte avait remplis son rôle, jusqu’à en arriver à faire déborder, la moutarde qui monte au nez.

Mais il est là. Il faut parfois attendre qu’il sorte de sa cache, y regarder de plus prés. Rouge orangé. Tel une braise vacillante. Reposant au milieu des cendres froides; attendant d’être ravivé par un souffle de vie. Il tourne en rond lui aussi, ne sait pas très bien où il se trouve. Même quand on ne l’aperçoit plus, que tous nous pousse à croire qu’elle s’est éteinte, il faut continuer à croire que cette étincelle est présente. Et un moment vient où elle se ravive.

On dit qu’ils n’ont que 3 secondes de mémoires mais c’est faux. Même si c’est vrai qu’elle n’est pas bien longue, cette capacité s’étend jusqu’à 3 mois.

On oublie avec le temps qui passe… Mais l’essentiel lui reste.

« Qu’est ce qui est passager ? L’inévitable. Et qu’est ce qui est définitif ? Les leçons de l’inévitable. »

Paulo Coelho, la cinquième montagne.

Arti-skate

Classé dans : Non classé — Patatoes @ 2:00

Mon ami Frank Lam m’a convié à lui passer 2-3 photos afin de participer à l’exposition Artiskate qui aura lieu ce samedi 11 juillet au “Off the Hook” à Montréal. Alors venez nous y rejoindre si le coeur vous en dit pour admirer les nombreuses peintures sur planches qui y seront exposées.

Ah pis Frank et sa chère et tendre Zema viennent de terminer ce clip pour la TV :

LES ROIS DE LA PATATE !!! (click)

A la dérive

Classé dans : Non classé — Patatoes @ 21:31

 

(Click on for portfolio)

Bien sur, je m’attendais à essuyer quelques tempêtes. Il en est toujours de même lors des longues traversées. Mais celle-ci m’a levé haut le cœur…

 

Avant le départ, pourtant, tout est toujours soigneusement mis en revu. On s’assure de la solidité des éléments, de l’étanchéité afin de ne pas être submergé, que tout est bien à sa place … On se prépare, le cœur rempli d’allégresse. On aimerait que le départ se hâte, en ayant seulement à l’esprit ces doux moments ou l’embarcation suit son cours, avec tous les éléments réunis pour une croisière de rêve. Un flot de bonheur en guise d’open bar.

Mais aujourd’hui, cette conjonction idyllique nous parait tel un mirage que nous aurrions croisé voilà bien des milles en amont … Pourtant en y repensant, cette vision était tellement concrète !

 

Mais que c’est il passé alors ? Me serais je laissé charmé par le chant de sirènes, comme dans un conte à la con ? Il pourrait en être ainsi, j’aime tellement les histoires … Mais tout de même ! Au point d’en perdre l’itinéraire initial ? Il est certain qu’il faut « jouer » de malice, et conjuguer avec la force des éléments afin de ne pas chavirer. J’en ai pris bonne note. Mais au moment ou j’écris ces lignes, même tenir mon carnet de bord me parait illusoire … Serais je devenu déjà trop vieux, ou bien trop amer ? Ou a-t-on vu cela qu’un vieux flibustier puisse attraper le mal de mer en pleine navigation !? J’ai envie de vomir …

 

De mes prédécesseurs pourtant, j’ai bien entendu de leurs récits gonflés comme la mer déchaînée, qu’il n’existe pas de belles traversées sans avoir à affronter la houle. Ou bien alors, il eut fallut partir naviguer sur un lac, exhortant les lointains rivages paradisiaques de nos fantasmes … Sans pour autant penser que sous leur surface calme d’apparence, ne se cache bien des dangers qui prendront soins de surgir au moment où l’on s’y attend le moins. Les eaux profondes en sont pleines, c’est bien connu.

 

Mais cette fois, vraiment j’ai du mal à saisir … La coque en a pris un sacré coup. J’ai beau la réparer de mon mieux, de l’eau continue à s’infiltrer et je dois régulièrement redescendre à la cale pour écumer.

J’ai pourtant vu bien des embarcations, d’un âge plus avancé, qui avaient meilleure allure ! En apparence pourtant. Car après quelques palabres avec leurs propriétaires, on réalise que leur moteur est bel et bien essoufflé. Mais il fonctionne encore ! Alors tant que ça tourne, usons en.

 

Non, le problème n’est pas là … Cela fait plusieurs jours que je suis à la dérive. J’ai eu très peur. Cette zone de récif ne se trouvait pas sur les cartes que je pensais pourtant avoir soigneusement planifié. J’ai tellement peur que ma boussole soit faussée. Je ne sais plus si je dois me fier à elle ou non … Jusqu’ici elle semblait pourtant m’indiquer le bon cap à suivre ! Me suis-je trompé dans mes calculs ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu …

 

Oye oye Matelot !… Je ne suis pas parti pour  m’échouer.

Mon moteur est en parfait état de marche ! Du moins je le crois. Car il n’est pas rare que j’entende comme un bruit de vis qui se baladerait dans la carlingue …

Mais j’en fais abstraction. Sinon je sombre littéralement … Advienne que pourra.

Une chance ma radio, elle, est toujours en état de marche. Mes appels S.O.S ont ne sont pas restés qu’un écho. Je ne suis pas le seul à naviguer, et à être ballotté. La solidarité de ses vieux loups de mers qui en ont vu plus d’une, me permet de me remettre à flot.

 

Ma femme n’attend plus mon retour, non … Je ne peux plus trouver réconfort auprès de son souvenir resté gravé, car il tend à me tirer vers le fond.

Comment aurait elle pus supporter plus longtemps de me voir partir ainsi, sans être sur jamais de me voir revenir ? Elle ne méritait pas ça.

 

L’heure n’est plus aux lamentations.

Je dois remonter sur le pont, Il me reste bon nombre d’escale avant d’arriver à bon port.

 

 

(« C’est connu, les écrivains aiment voyager. Bien sûr… pour eux, il est plus facile de lever l’encre. »

- Georges Raby – Journaliste et Poète Québécois. )